A history of violence

Ce n’est pas tant le combat de cet homme contre ses anciens alliés qui interesse le réalisateur mais les bouleversements de sa vie familiale. Car sa femme et ses enfants découvrent qu’il est quelqu’un d’autre que celui qu’ils croyaient connaître. Cronenberg joue sur ce flou de l’identité et pose la question : connaît-on vraiment ceux qui nous entourent ?
Mais ce qui est marquant dans History of violence, c’est avant tout le traitement froid et clinique des scènes de tuerie. Cronenberg comme à son habitude, démystifie l’aspect esthétisant, voir romanesque des morts par balle. Les fusillades et leurs effets donnent ici la nausée et glacent d’horreur alors même que leur issue est en faveur du héros.
La scène finale est d’une force dramatique évidente: La petite fille va chercher une assiette et la déposant sur la table du dîner familial pour signifier à son père qu’il est à nouveau chez lui. En bref, on regrettera le manque d’ambition et d’originalité de l’histoire mais on applaudira son traitement à la limite du fantastique, chargé d’angoisse existentielle. On restera convaincu ou dégouté par la crudité absolue des scènes violentes et les scènes de sexe très explicites. Avec une mention spéciale pour un Viggo Mortensen très convaincant.